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La technologie satôsienne

La situation technologie à Satô, comme dans d'autres villes de la région libre, est assez particulière. En effet, il y a à Satô un manque cruel d'ingénieurs et inventeurs en tous genres : la plupart des scientifiques se concentrent sur l'étude du chakra et plusieurs secteurs sont négligés à cause de cela. Ainsi, les nouvelles technologies qui font de temps à autres leur apparition sont en fait achetées à l’Anglyas. Cela explique les nombreux termes anglyais utilisés dans le domaine technologique.

Les Anglyais, grands inventeurs, acceptent de vendre les technologies ‘dépassées’ aux gouvernements étrangers qui le souhaitent. Cependant, puisqu'ils sont pacifistes, ils refusent de créer des armes, et lorsqu'ils mettent au point un système pouvant nuire, ils est hors de question pour eux de le vendre. De même, puisque les Anglyais vivent reclus dans leurs villes, ils n'ont pas besoin de moyens de transport, ce qui explique l'absence de ceux-ci (en dehors de concepts simples comme par exemple le vélo) dans cet univers.

Des technologies accessibles...

Satô dispose de l'eau courante et de l'électricité. Les piles et batteries existent, tout comme les appareils électroménagers comme le four, le lave-linge, le lave-vaisselle, le réfrigérateur, etc. que les Satôsiens ont accueillis avec enthousiasme. Ils sont généralement très simples d'utilisation et sont financièrement accessibles aux foyers modestes (même s'il est très rare qu'une famille ‘moyenne’ ait une cuisine totalement équipée). Les CD et DVD (audio, vidéo, ou contenant d'autres données informatiques) existent, tout comme les lecteurs de CD audio portatifs. Enfin, le talkie-walkie est le mode de communication officiel des ninjas de Satô.

Ce qui suit est une liste d'appareils apparus assez récemment à Satô, et donc achetés aux Anglyais. Ceux-ci sont généralement rares, voire très rares, en raison de leur apparition récente, de leurs prix élevés et de la ‘peur de la technologie’ dont souffrent bon nombre de Satôsiens.

Téléphones fixes et mobiles

Les Satôsiens ont accès à un réseau téléphonique qui couvre toute la ville, mais uniquement la ville : déjà, dans la forêt Shizuku, la réception des téléphones portables est très mauvaise, et au nord du lac, il est impossible de communiquer via ce réseau. Un Satôsien qui habiterait en dehors de Satô pourrait demander à ce que son foyer soit relié au réseau téléphonique, mais devrait pour cela payer des frais assez élevés.

Les appareils de téléphonie, qu'ils soient fixes ou mobiles, sont plutôt chers, et nécessitent des abonnements eux aussi plutôt chers. Pour cette raison, ils sont assez peu répandus, et un Satôsien n'achètera pas un téléphone si personne n'en possède dans son entourage, puisqu'il n'aurait alors personne à appeler. Les bureaucrates satôsiens utilisent le téléphone pour communiquer entre eux, et le fait de l'utiliser au travail en a incité plusieurs à l'utiliser à leur domicile.

Satô a fait un investissement conséquent en achetant cette technologie, et pourrait bien se lancer dans une campagne de publicité pour promouvoir l'utilisation du téléphone, car si celle-ci ne se répand pas parmi les Satôsiens, le gouvernement aura dépensé de l'argent pour rien. Le gouvernement a d'ailleurs fait installer il y a peu des téléphones dans les rues de Satô afin que ceux qui n'en possèdent pas puissent tout de même les utiliser. Il n'existe évidemment qu'un seul opérateur téléphonique, Satôcom.

Ordinateurs fixes et portables

Les ordinateurs fournis par les Anglyais ont des capacités assez limitées : ils sont bons pour la bureautique, le surf sur le web satôsien, la création et consultation d'images et de vidéos (bien que la qualité de celles-ci soit assez faible), l'exécution de programmes demandant peu de ressources comme des jeux du style Age of Empire I ou Populous.

Leur utilisation n'est pas très répandue : là encore, ce sont surtout les bureaucrates qui en bénéficient. La médiathèque en possède, tout comme certaines bibliothèques, ou encore des cybercafés (voir ci-dessous). Le prix est une raison suffisante pour expliquer cette rareté, mais ce qui est valable pour les téléphones l'est aussi pour les ordinateurs.

Internet, ou plutôt intranet

Ce qui est à Satô appelé “internet” est en fait un réseau “intranet” puisqu'il n'existe qu'à l'échelle de la ville, suivant le réseau téléphonique. N'importe quel Satôsien peut y avoir accès, pour peu qu'il s'y abonne et possède un ordinateur pour en profiter. L'abonnement est assez cher, mais il existe heureusement des cybercafés : concrètement, des bars avec trois ou quatre ordinateurs dont l'utilisation est payante.

Les ressources mises en ligne sont contrôlées par le gouvernement, et donc assez peu nombreuses. C'est Satôcom qui s'occupe des abonnements internet (en plus du téléphone) et s'occupe de valider ce que les ‘internautes’ peuvent publier. La soumission de contenu peut se faire en ligne ou en se rendant aux locaux de Satôcom dans le quartier du Feu.

Concrètement, sur le net, on trouve le site officiel de Satô, la présentation de quelques établissements publics (comme l’Académie des Ninjas), quelques services (un annuaire, par exemple), des journaux (mais attention, ce sont surtout des petits sites, le concept n'est apparu qu'il y a très peu de temps, Le Petit Satôsien ayant été le précurseur le 17 juin 2006), et des contenus divers approuvés par le gouvernement (par exemple, des informations sur des artistes satôsiens).

Sur le net, on peut communiquer par messages électroniques, grâce au système officiel de Satôcom. Une adresse e-mail a généralement la forme “machin@sato” et sa création est gratuite, sauf dans le cas des entreprises qui paient pour avoir des adresses différentes (par exemple, “machin@asahi.sato”) ou d'institutions satôsiennes (telles que l’Académie des Ninjas qui a une adresse de type “machin@adn.sato”). Le gouvernement possède donc la liste des adresses électroniques et de leurs propriétaires, mais les correspondances sont heureusement privées, et non contrôlées comme le reste du web.

Télévision et cinéma

La télévision satôsienne comporte peu de chaînes, dont la chaîne d'information (avec publicités, reportages, info en continu) et quelques chaînes de divertissement. Satô ayant peu de cinéastes, réalisateurs, etc., il existe peu de films, séries télévisées, émissions de divertissement satôsiennes, dessins animés et compagnie. En revanche, comme Suzu a beaucoup développé cette industrie, Satô achète et diffuse des programmes suzuiens, au grand bonheur des possesseurs de télévisions. S'il y a peu de chaînes, cependant, c'est bien parce que les télévisions restent rares et chères, nécessitant même un abonnement.

Les cinémas satôsiens sont peu nombreux, et la plupart n'ont qu'une seule salle. Y sont généralement diffusés des films, documentaires, et quelques séries télévisées, rarement créés à Satô et beaucoup plus souvent à Suzu. Les cinémas attirent beaucoup de jeunes, malgré des tarifs particulièrement élevés (généralement 8 ryos par demi-heure). Le cinéma du quartier de l'Eau est le plus grand de Satô, avec quatre salles utilisables en même temps.

...et pourtant peu répandues

Pourquoi semble-t-il si difficile pour les nouvelles technologies de se répandre dans les foyers satôsiens ? Plusieurs facteurs peuvent permettre de répondre à cette question, que se posent depuis un petit moment les responsables de l'implantation de technologies anglyaises à Satô.

Des coûts élevés

L'achat d'une nouvelle technologie par la ville de Satô peut s'avérer très onéreux, et ce pour plusieurs raisons :

  • l'Anglyas ne vend pas du matériel, mais des concepts, plans et explications de fonctionnement,
  • Satô doit généralement louer les services de spécialistes anglyais afin d'installer ces technologies,
  • il faut également payer des Anglyais pour que ceux-ci puissent former des Satôsiens à l'utilisation et la maintenance de ces technologies,
  • sans oublier les coûts de fabrication des appareils avec des matériaux parfois également achetés aux Anglyais.

Autant dire que la ville a tout intérêt à ce que les technologies achetées à l'Anglyas soient rapidement vendues aux Satôsiens.

Une culture peu réceptive au progrès

Puisque ces technologies ne sont pas créées à Satô (il y a bien des inventions, mais il suffit généralement de parler à un Anglyais pour comprendre que celles-ci ne sont pas si nouvelles que ça dans le pays super technologique), elles ont du mal à s'immiscer dans la culture satôsienne. Finalement, il reste beaucoup de Satôsiens qui n'ont pas de téléphone, ni de télévision, encore moins d'ordinateur, lavent leur linge et leur vaisselle à la main et ne vont jamais au cinéma.

Généralement :

  • les plus âgés se désintéressent des nouvelles technologies, et s'en méfient même,
  • les personnes d'âge mûr, habituées à vivre sans téléphone, télévision, internet sont parfois piquées de curiosité, ou y ont accès à leur travail, mais s'en passent généralement très bien - en revanche, les systèmes de lavage du linge ou de la vaisselle sont très populaires auprès d'elles,
  • ce sont surtout les jeunes que ces technologies attirent, du moins pour ceux auxquels on n'a pas bourré le crâne avec des “c'est dangereux” ou qui ne sont pas attachés à un mode de vie traditionnel.

Certains professionnels du domaine technologie se sont cependant associés pour faire pression sur le gouvernement afin de forcer la percée des technologies anglyatiques dans tous les foyers.

Un manque de professionnels

Satô manque d'inventeurs, mais manque aussi de ‘techniciens’ : les quelques personnes qui ont été formées au fonctionnement des téléphones, ordinateurs, etc. s'occupent de leur fabrication, et il n'y a personne pour réparer les appareils en panne. En d'autres termes : lorsqu'un objet utilisant une technologie anglyaise trop récente tombe en panne, il faut en racheter un, car il est rare de pouvoir le réparer. Par conséquent, les Satôsiens sont assez ‘frileux’ : acheter un ordinateur assez cher en sachant qu'il faudra en racheter un en cas de panne, quand on ne sait absolument pas “comment ça marche à l'intérieur” et donc comment remédier à la-dite panne, clairement, on préfère éviter.

Conclusion

Satô est à la pointe de la technologie par rapport au reste de la région libre, cependant son niveau reste minable par rapport à l'Anglyas, dont elle est dépendante. Les ingénieurs satôsiens capables d'installer et réparer des ordinateurs sont incapables de les améliorer, et si la ville veut des ordinateurs plus puissants, elle doit donc racheter les concepts à l'Anglyas - ce qui est également valable pour l'amélioration des téléphones ou de l'électroménager. Autant dire que ce système est très coûteux ! Heureusement, les Anglyais semblent s'intéresser de plus en plus au chakra, et de ce côté-là, c'est clairement Satô qui est à la pointe (du moins, depuis le massacre des ninjas de Tilée). On pourrait donc imaginer, dans le futur, un accord permettant à Satô d'échanger les technologies anglyatiques contre diverses connaissances sur le chakra.

Article écrit par Widigo