Bienvenue sur Dream World, jeu de rôle sur le thème des ninjas de Satô !

Sarah Zetta

A 25 ans, Sarah se trouve actuellement à Satô, où elle travaille comme serveuse au restaurant Oki dans le quartier Sucré.

Apparence

Blonde aux yeux bleus avec la peau mate (pour changer du blanc). De taille moyenne, ses cheveux lui arrivent en dessous de la taille, elle les attache donc souvent en queue de cheval. Les voyages et sa discipline de combat l’ont forcé à entretenir son corps. En vêtements, elle préfère porter des trucs amples qui puissent cacher ses formes généreuses… ce qui est généralement raté. Elle porte un fouet à sa hanche droite et des mitaines en cuir noir. Elle arbore une cicatrice sur l’épaule gauche et une petite zone plus claire sur sa cuisse droite.

Personnalité

Tête en l’air, à première vue, on a l’impression qu’elle n’est absolument pas sérieuse… et vous auriez tout à fait raison. Enfin, elle est sérieuse sur 2 choses : le fait qu’elle veuille vraiment devenir la petite-amie du Kage malgré qu’on ait du mal à la croire et quand sa vie est en danger. Elle profite de sa vie avec bonne humeur et enthousiasme, ne se laissant pas aller dans la déprime même si les difficultés qu’elle peut rencontrer semblent insurmontable. Elle est très têtue surtout au sujet de son objectif premier.

Elle aime la liberté. Pouvoir faire ce qu’elle veut quand elle en a envie. N’être rattachée à rien. Mais depuis qu’elle est arrivée à Sato, elle aime le Kage (on se demande toujours comment alors qu’elle ne sait rien de lui) alors qu’elle ne voulait pas d’homme. Elle aime les enfants, les sucreries (surtout les sucettes), déteste les escrocs et a peur des chauve-souris.

Elle rêve de devenir la petite-amie de l'ancien kage de Satô Uesugi Byakko et fonder une famille, si possible avec lui.

Histoire

Ca y est, Satô est enfin en vue. Sarah n’en revient toujours pas d’être arrivée jusqu’ici en un seul morceau après tout ce qui lui est arrivé. La nuit commençant à tomber, elle décida de camper là. Elle aurait bien pu finir le chemin jusqu’à Satô mais non. Elle fit donc un feu, fit cuire le dernier morceau de viande qui lui restait, mangea et resta assise à contempler le feu en repensant à son passé.


Le premier souvenir qu’elle a était à peu près à ses 6 ans. Un homme la portait au moment où elle se réveillait.

« Papa… ? » murmura-t-elle avant de reprendre du poil de la bête en se redressant brusquement sans réfléchir au fait qu’elle était sur le dos d’un homme. Ce dernier surprit par cette réaction n’eut pas le temps de la rattraper avant qu’elle ne tombe en arrière pour atteindre lourdement le sol.

« Ca va petite ? »

« Aie, aie, aie… » fit-elle en se relevant tout en se frottant les fesses. Elle leva ensuite la tête, des petites larmes aux bords des yeux, pour regarder la personne penchée en face d’elle. Son regard se fit interrogateur. « Papa, tu es bizarre… Tu n’as pas les cheveux noirs ? Ils sont jaunes là. Et puis tu es grand et tu n’es plus gros et puis tu es plus foncé. Et elle est où maman ? » demanda-t-elle en regardant autour d’elle.

« Je ne suis pas ton père, je… »

« C’est pour ça que tu es pas pareil ! » coupa-t-elle. « Ils sont où papa et maman alors ? » C’est à ce moment-là qu’elle dut s’apercevoir qu’elle se trouvait sur une route en pleine cambrousse, aucune habitation en vue. « Et… on…est… où… ? »

« Je peux enfin m’expliquer ?! » Il eut pour réponse un hochement de tête. « Donc en fait, tes parents voulaient que tu deviennent une guerrière mais en secret. Et comme je suis un guerrier, ils m’ont demandé de t’emmener avec moi pendant ton sommeil. »

« Ah ok, je comprends ! … Mais c’est quoi un guerrier ? »

Il avait l’air surpris, peut-être parce qu’elle ne connaissait pas le mot. Mais il le lui expliqua.

« Un guerrier c’est quelqu’un qui sait se battre. Il peut manier différentes armes. »

« Ouah ! Et je serai ça moi ? Et quand est-ce qu’on commence ? »

« Pas tout de suite. Tu vas un peu t’endurcir et à apprendre à te débrouiller quand on voyage. »

« On va voyager ? On va où ? »

« Partout et nulle part. On est des voyageurs. »

« Aaah, d’accord alors. Mais euh… » Elle eut un temps d’arrêt où elle semblait réfléchir. *Je suis sûre d’avoir oublié quelque chose…* Puis son visage s’éclaira : « Tu t’appelles comment ? »

« Je suis Fitz P… euh Zetta. »

« Moi, c’est Sarah. »

C’était le début de leur voyage.


*Mais au final, je n’ai pas commencé tout de suite. Je crois que j’ai du attendre 4 ans. Bah je n’avais pas chaumé. J’ai appris à faire du feu, d’ailleurs, ça n’était pas facile, je n’arrêtais pas de me brûler. J’ai aussi appris à reconnaître les champignons vénéneux. En même temps, après être tombée malade plus d’une dizaine de fois… Heureusement que mon maître était là. D’ailleurs, je me souviens de la première conversation où il n’était pas question d’entraînement ou de question sur la survie.Ca devait être 5 ou 6 mois après notre rencontre…*


« On a assez marché, on va camper là… »

C’est en se retournant qu’il s’aperçut que Sarah n’était qu’à la moitié de la pente assez raide qui faisait une cinquantaine de mètres, la langue pendante. Il lui fallut 15 bonnes minutes pour finir de monter, elle s’écroula par terre.

« J’en… peux… plus… » haleta-t-elle.

« Si tu n’arrives pas à monter une pauvre petite pente comme ça, tu n’es pas au bout de tes peines. »

Elle ne fit même pas l’effort de répondre. Mais l’odeur de la viande en train de cuire raviva ses forces. Elle se redressa et s’assit à côté du feu en regardant la nourriture cuire, l’eau à la bouche.

« C’est comme on dit, après l’effort, le réconfort. »

Il fallut 5 minutes de plus pour que le repas soit prêt puis il leur servit 2 bonnes parts à chacun. Ils mangèrent tout d’abord en silence puis Fitz entama la discussion :

« Euh, comment elle était ta mère ? »

« Maman ? »

Elle finit d’avaler sa bouchée avant de répondre : « Elle est grande mais pas aussi grande que toi. Elle a les cheveux jaunes… »

« Pour les cheveux jaunes, on dit les cheveux blonds. » la corrigea-t-elle.

« Ah ? Ok. Elle est belle et puis elle n’arrête pas de faire tomber des trucs ou de se cogner… Euh comment il disait papa… Mé…Ma… »

« Maladroite ? »

« Oui, c’est ça ! »

« Elle n’a pas changé… »

« De quoi ? Tu la connais ? »

« Euh, on va dire que je suis un vieil ami. »

« Ah bon ? Maman ne m’a jamais parlé de toi… Et de ce voyage non plus… »

« Ah euh… Peut-être qu’elle voulait te faire la surprise ? Et puis tu es peut-être encore trop jeune pour qu’elle te raconte sa vie… Et c’est qui cet hom… euh ton père ? »

« Il a un gros ventre. Ca fait bouing quand on saute dessus ! Mais il ne veut pas que je fasse ça. Il est souvent en colère contre moi mais il s’excuse juste après donc ça va. Tout le monde dit qu’on se ressemble pas. »

« Normal… »

« Quoi ? »

« Non, rien. Je me demandais juste ce que ta mère lui trouvait. Allez, maintenant que tu as fini de manger, on devrait dormir, la journée sera longue demain ! »

« Mais… Bon, ok. Bonne nuit. »

Elle est allée se coucher sans un mot de plus. Elle savait de toute façon que la discussion était close. Mais elle aurait aimé en savoir plus sur comment Fitz connaissait sa mère, où ils s’étaient rencontrés… En fait, tout savoir sur lui.


*Maintenant que j’y repense, je suis sûre que mon maître était amoureux de ma mère. Il était sûrement jaloux qu’elle ait choisi mon père au lieu de lui, pas de chance. J’espère que j’en aurai plus. Après ça, on en a rarement reparlé… Je n’ai même pas réussi à en savoir plus sur cette partie de son passé, à chaque fois, il s’esquivait !*

« C’est frustrant de ne pas pouvoir satisfaire sa curiosité ! Tu n’es pas d’accord, toi ? »

A croire qu’elle s’était mise à parler au lapin qui la regardait de loin.

*Mais le temps a passé. Je me suis endurcie. C’était marrant quand mon maître a enfin décidé de m’apprendre à me battre et à manier une arme.*


« Bon, on va commencer par l’épée. C’est mon arme fétiche, tu devrais pouvoir t’en tirer facilement. Surtout que ces 4 années t’ont bien renforcée. »

« On ne pourrait pas attendre l’été. A aller au nord comme ça, c’était sûr qu’il ferait très froid en hiver. » se plaignit-t-elle emmitouflée dans son manteau.

« Non ! Il faut aussi que tu saches résister au froid. Tu dois pouvoir être prête à tout ! »

*Mouais… Moi, je dis que je vais surtout me transformer en glaçon…*

« Tiens. » Il lui tendait une épée, garde en avant.

« Euh… Ca ne sera pas mieux de commencer avec une fausse épée comme une en bois ? »

« En fait… Je n’en ai pas. Il aurait fallu que je passe par une ville pour en acheter une m ais vu que tu étais en plein entraînement, on ne pouvait pas s’arrêter en ville… »

*Dis plutôt que tu n’as pas d’argent…*

Mais elle ne dit rien sachant pertinemment que c’était le cas mais qu’il trouverait toujours des excuses pour ne pas lui donner raison. Elle prit l’épée qu’elle planta dans le sol, surprise et entraînée par le poids.

« Mais ça pèse combien ce truc ??? »

« Allons, ce n’est pas si lourd. Mets-toi en garde. »

Il avait tiré sa propre épée pour lui montrer. Sarah réussit tant bien que mal à lever l’épée devant elle et faillit même partir en arrière mais garda tout de même l’équilibre. Elle attendit.

« Bien. Il va falloir que tu arrêtes de trembler. On va commencer par un mouvement simple. »

Il frappa avec son épée de haut en bas.

« A ton tour. »

Peu sûre d’elle vu le poids de l’arme, elle exécuta tout de même le mouvement… et s’entailla le mollet. Heureusement que l’épée, trop grande pour elle, se planta dans le sol.

« Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!!!!!!!! » cria-t-elle, tombant les fesses par terre en se tenant la jambe comme pour arrêter le sang de couler. Le nombre de bleus et d’écorchures qu’elle s’était faite en tombant au cours du voyage n’était rien comparé à cette douleur. Fitz accourut vers elle et lui administra les premiers soins grâce à une plante.

« Bon, je crois que ce sera tout pour aujourd’hui. Je vais au moins te montrer où trouver et comment se servir de plantes qui te permettront de te soigner toute seule. Je pense que ça te sera très utile. »

*Au moins, l’avantage, c’est que je sais soigner les blessures sans gravité. Pour une fois que je ne me débrouille pas si mal dans quelque chose. Surtout quand je me rappelle des cours suivants.*


« Bon, on reprend. Tu vas faire un coup de taille qui se fait horizontalement. Comme ceci. »

L’épée toujours aussi lourde entre les mains, elle s’exécuta… et fit, entraînée par le poids de l’épée, un tour sur elle-même avant de lâcher l’épée qui alla se planter dans un arbre.

« … »

« … »

« Je crois que tu n’as pas la carrure pour cette arme, on va essayer autre chose. »

Il lui remit un bâton puis il posa une châtaigne sur une souche.

« Tu vas essayer de frapper cette châtaigne. Donc il faut que tu sois précise et que tu y ailles fort. Vas-y. »

Elle se concentra alors. Une fois prête, elle leva le bâton d’un coup… et s’assomma violemment par la même occasion. Elle tomba par terre en se tenant la tête, une bosse de la taille d’un œuf de pigeon avait poussé.

« Aie, aie ,aie… »

« … »

Fitz poussa un soupir avant de lui dire :

« Je te laisse te soigner comme je te l’ai expliqué. Pendant ce temps, je vais voir quelles autres armes je pourrais te faire essayer. »

« Très bien. »

Elle s’était soignée en attendant que son maître revienne. Quand il revint, c’était les bras chargés d’armes. Ils passèrent toute la journée dans cet entraînement qui ressemblait plus à une leçon de masochisme. Toutes les armes y passèrent : dagues, avant-bras entaillé ; nunchaku, une bosse et œil au beurre noir ; lance, première expérience de saut à la perche sans le saut, résultat, bleus aux fesses ; tonfas, poignet foulé ; massues, tombées sur le pied ; katana, lame brisée en voulant frapper avec le plat sur un arbre, le bout de lame est venu se planter avec tes pieds ; faux, écorchure au niveau du mollet.

« … »

« … »

« On va laisser tomber pour aujourd’hui. On va déjà soigner toutes tes blessures. Demain, il faut que j’aille explorer une caverne. On reprendra après. »

« Bien, maître. »

Elle sentait qu’elle n’était pas douée avec une arme à la main et en était attristée, elle avait sûrement déçue son professeur.


*J’étais vraiment maladroite… je le suis encore aujourd’hui en fait. Il a fallu longtemps à mon maître avant de trouver une arme avec laquelle je ne me blesse pas. Mais il y a réfléchi qu’après cette histoire de caverne. Il m’avait que c’était une sorte de quête avec une récompense à la clé. Il fallait trouver une pierre précieuse qu’on ne trouvait que dans cette grotte. Je savais bien qu’il était fauché mais à cause de ça, je crois que c’est l’un des passages de ma vie que j’aurai du mal à oublier…*


L’entrée de la caverne se présentait devant eux, d’un noir profond et quasi impénétrable malgré la lumière du soleil qui filtrait tant bien que mal à travers les nuages. Un monstre d’au moins 5 mètres de haut pouvait y pénétrer à l’aise. Il y avait de quoi ne pas vouloir y entrer.

« Euh… Tu es sûr de vouloir aller là-dedans ? Il ne m’inspire pas du tout confiance cet endroit… »

« Il ne faut pas se fier aux apparences. Il suffit juste d’aller au fond, de prendre des pierres et de ressortir. Rien de bien compliqué. »

« Mouais… Je ne suis pas convaincue mais allons-y… »

Fitz alluma deux torches et en tendit une à Sarah. Puis ils pénétrèrent dans la grotte sombre. Ils y voyaient à peine malgré la lumière et Sarah commençait à vraiment avoir peur. Elle n’arrêtait pas de tourner la tête dans tous les sens, elle s’attendait presque à voir surgir un énorme monstre sous ses yeux.

« Ne t’éloigne surtout pas de moi, tu pourrais te perdre. »

« Oui… » répondit-elle d’une voix tremblotante.

Ils marchèrent un bon moment mais elle ne saurait dire combien de temps exactement, ça pouvait être 5 minutes comme 1h. Tout à coup, elle entendit un bruit derrière elle et se retourna pour voir d’où ça pouvait venir. Bien sûr, elle ne voyait rien. Le bruit se reproduisit. Sa peur surpassée par sa curiosité, elle s’approcha. C’est à ce moment-là qu’elle se fit attaquer par une horde de chauves-souris, elle en laissa tomber sa torche.

« Aaaaaaaaaahhhh !!!!!! »

Les chauves-souris la griffaient, la mordaient, une réussit à lui entailler profondément l’épaule gauche. La blessure saignait bien mais elle s’en fichait. Elle était terrorisée et restait planter là, ses jambes refusant de bouger, en essayant de se protéger la tête.

« Au secours ! Fitz ! » cria-t-elle désespérément en pleurs.

Il dut s’écouler plusieurs minutes avant qu’elle ne sente qu’elle quittait terre. Quelqu’un était en train de la porter. C’était son maître qui l’éloignait du lieu où dormaient les chauves-souris. Il avait fini par la reposer sur ses pieds. Elle était toujours en larmes. En même temps, elle n’a jamais eu aussi peur de sa vie.

« Allez, c’est fini. Elles ne sont plus là. » dit Fitz en la consolant.

Quand elle eut séché ses larmes, il lui avait pris la main et avait continué l’exploration de la grotte.


*Je m’en souviendrai toute ma vie. A cause de ça, j’ai une peur bleue des chauves-souris et en plus, elles m’ont laissé une cicatrice en souvenir. Au moins, la récupération de cette pierre s’est faite sans encombre après.*

« En plus, cette pierre n’était même pas jolie ! Elle était noire. Tout ça pour un petit machin tout moche. »

Elle soupira.

*Au moins, on avait un peu d’argent… qu’il a voulu économiser comme il disait juste pour ne pas aller à l’auberge et dormir dans un vrai lit. Pour mon entraînement qu’il disait. D’ailleurs, plusieurs semaines après ça, il a voulu recommencer à m’apprendre à magner une arme.*

« J’ai appris que plus tard que l’épée qu’il m’avait fait essayer, c’était une épée à deux mains ! A une gamine de 10 ans ! Tu te rends compte ? »

Elle parlait toujours au lapin.

*Heureusement qu’il a fini par essayer une autre tactique. Je risquais de finir toute casser avant l’âge…*


« Je crois qu’on va abandonner l’idée de te donner une arme de corps à corps. »

« Je ne vais pas devenir une guerrière alors ? »

« Pas avec une arme du moins. »

« ? »

« Tu vas essayer de combattre à mains nues. »

« Tu es sûr ? »

« Oui, tu es assez agile et souple. Je pense que tu arriverais à te débrouiller. »

Pas très sûre que ça marcherait mieux mais elle allait se donner à fond. Au moins, elle n’aurait pas besoin de penser qu’elle a quelque chose dans la main pour l’oublier juste après au moment de faire son mouvement. A la grande surprise générale, elle se débrouillait dans le sens où elle ne se blessait pas elle-même.

« Avec un peu d’entraînement, je suis sûr que tu pourrais être douée. »

« C’est vrai ? Je suis contente, enfin quelque chose que je saurai faire ! »

« Par contre, je ne pourrais t’enseigner que les bases, je n’ai pas la maîtrise de cet art de combat. Il faudra que tu te trouves un autre maître pour t’en apprendre plus. »

« … C’est déjà mieux que rien. »


*J’ai enfin pu commencer à apprendre à me battre. S’il avait commencé directement par là, on n’aurait pas perdu de temps.*

« Mais le pire, ça a été 6 mois après. Je crois que je me souviendrai toujours de sa remarque. »


« Maintenant que tu as de bonnes bases, tu vas m’affronter. J’irai doucement mais toi, n’hésite pas, frappe de toutes tes forces ! »

« Ok ! » *Je ne vais pas me gêner.*

Ils avaient commencé à s’échanger des coups et à les esquiver. Au bout d’une ou deux minutes, Sarah vit une ouverture dans la garde de son maître et frappa donc de toutes ses forces… et ne fit même pas vacillé Fitz…

« Euh… »

« Tu ne vas pas me dire que tu as frappé de toutes tes forces ? »

« … Si… »

« … »

Il y eut un petit moment de silence pendant lequel Sarah se frotta le poing. Elle avait un peu mal. Elle était certes souple et agile mais pour ce qui était la force, ce n’était pas ça du tout.

« Il va falloir trouver quelque chose pour compenser. Il faudrait une arme mais tu risques de te blesser comme les autres fois. Hum… »

Elle attendit qu’il ait fini de réfléchir. Elle ne doutait pas qu’il trouverait quelque chose. Contrairement au reste, pour ce qui était question de combat et d’armes, il était très fort.

« J’ai trouvé ! Tu ressembles presque à un chat dans tes déplacements quand tu te bats donc tu vas utiliser des griffes ! »

« … Des griffes ??? »

Tout fier de sa trouvaille, il n’écouta pas les reproches de son élève et commença à se diriger vers le village en contrebas de la montagne où ils se trouvaient. Elle le suivit donc en silence. En chemin, elle faillit finir la pente en roulé-boulé si Fitz ne l’avait pas rattrapé après qu’elle ait trébuché sur une pierre.

Ils atteignirent le village quelques minutes après et se dirigèrent directement à l’armurerie. Des armes de toute sorte ainsi que des armures de tout type y étaient entreposées.

« Bonjour ! Puis-je faire quelque chose pour vous ? »

« Oui. J’aimerais pour ma… mon élève des griffes pour aller avec le combat à mains nues. »

« Bien sûr. Je dois avoir des katars ou… »

« Non, non. Pas de ce genre. » l’interrompit-il. « Ca serait un renfort à son art martial. »

« Je vois… Elle porte déjà des gants ? »

« Des mitaines, oui. »

« Très bien. Donnez-les moi, je vais leur ajouter un système pour y fixer des petites lames. »

Sarah qui avait suivi l’échange sans un mot, sans tout comprendre, enleva ses mitaines et les donna au vendeur.

« Hum… Ca devrait être prêt d’ici demain midi. »

« D’accord, nous repasserons donc demain. »


*C’était la première fois que j’allais dans une armurerie, la classe. Et dormir dans une auberge, dans un vrai lit chaud, le grand luxe. Pour une fois qu’on ne faisait pas que traverser une ville, il faut qu’il m’arrive un incident assez facheux…*


« Je veux des nems, du curry, un peu de sushis et de makis, une grosse glace à la vanille et puis… je crois que ça sera tout. »

« Et pour vous monsieur ? »

« Euh… Bah… Euh… Juste des ramens. »

« Ca sera tout ? Vous voudrez du thé vert pour la fin ? »

« Oui, merci. »

La serveuse s’en allait vers les cuisines après avoir pris la commande.

« Tu es sûre de pouvoir manger tout ça ? Déjà qu’hier soir tu t’es empiffrée jusqu’à presque exploser. »

« Ca faisait longtemps que je n’avais pas mangé autre chose que de la viande ou des fruits. Le reste me manquait. »

« Je vois. Bon, après le repas, on ira à l’armurerie. En espérant que j’ai assez d’argent pour tout payer. »

Il avait dit cette dernière phrase tout bas mais elle l’avait entendu malgré tout. Pourtant elle ne se sentait pas coupable de manger autant, ça faisait longtemps, elle n’allait pas s’en priver. La serveuse revint avec les plats au fur et à mesure qu’ils étaient prêts.

*Hum ! C’est trop bon ! Il faudrait qu’on s’arrête plus souvent pour manger et dormir. Ca fait trop du bien parfois.*

Arriva enfin le thé vert qui signifiait la fin du repas. La serveuse leur servit une tasse de thé à chacun. Sans écouter ce que lui disait son maître et sans attendre, elle attrapa sa tasse… et la lâcha en plein vol tellement elle était chaude. Son contenu se répandit sur Sarah et plus particulièrement sur sa cuisse droite qui n’était pas protégée étant donné qu’elle était en mini-jupe.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !!! »


« … »

*Je ne peux pas m’empêcher de me sentir stupide en repensant à cet événement. Le thé était tellement chaud que ça m’a cramé la cuisse assez sérieusement. Et maintenant, ça se voit. Ils sont arrivés vite avec des serviettes froides mais le mal était déjà fait. Je crois que j’ai eu mal pendant deux semaines ! Le moindre tissu dessus me faisait mal. C’était horrible. Si j’avais écouté mon maître à ce moment-là. Il me semble qu’il me disait que c’était chaud. Mais j’avais tellement hâte de goûter que je n’ai pas fait gaffe à ce qu’il me disait.*

« Maintenant que j’y repense, mon maître ne m’a pas engueulé. Il avait juste l’air très inquiet. Par contre, après, il n’a pas arrêté de me faire la morale… »

*On est quand même allé à l’armurerie une fois soignée et pansée.*


« Nous revoilà. On revient pour les griffes. »
« Oui, elles sont prêtes. Bah pourquoi tu boites ? »

« Pour rien… Laissez tomber… » grogna-t-elle.

« Un accident avec du thé. Bref, et ces griffes ? »

« Oui, voilà. »

Il lui tendit les mitaines avec des griffes fixées dessus et les mit aux mains de Sarah.

« Il faudra les entretenir un peu. Et étant donné que vous continuez de grandir et donc les mitaines risquent de ne plus vous aller, j’ai fait un système d’accroche. En gros, vous pouvez enlever les griffes des mitaines et les remettre sur celles-là ou sur des nouvelles. Bien sûr, la fixation est très solide. Vous pouvez vous battre avec sans crainte de les perdre. »

« Génial… » fut le seul commentaire de Sarah en admiration devant sa nouvelle arme.

« Merci beaucoup, c’est parfait ! »
« Je fais toujours du bon travail contrairement à certains de mes collègues. Bien sûr, je ne suis pas non plus le meilleur dans mon domaine et… »

Elle n’écoutait plus que vaguement ce qu’ils se disaient. Elle était en train de faire quelques mouvements pour voir comment c’était avec ses griffes. Elle entendit vaguement parler de prix mais elle s’en fichait un peu, après tout, ce n’est pas elle qui avait de l’argent.

*Je vais me sentir bien avec. Je n’aurais pas besoin d’y penser.*

« Merci, monsieur. Mademoiselle. Revenez quand vous voulez. »

« Au revoir. »

Fitz attrapa Sarah par la main et ils sortirent.

« Bon, maintenant qu’on a tes griffes, on peut reprendre la route. Il faudra que tu t’y habitues. Tu les enlèveras juste pour manger et dormir. Ensuite, tu t’entraîneras à les mettre rapidement. Quand tu ne les auras pas, elles seront dans ta ceinture. »

« Oui. »

Elle avait surtout mal à la cuisse et ne voulait pas penser à ce qui allait l’attendre.


*Les années sont passées comme ça, on s’entraînait une partie de la journée en se faisait des petits combats gentils tout en voyageant vers l’ouest. En fait, on n’a pas voyagé sur une grande distance. Mais qu’est-ce que j’étais contente d’avoir eu 16 ans.*


« Bon, tu es assez grande pour ne pas te faire avoir par les arnaqueurs. Donc on ira plus souvent dans les villes. On fera des missions payées pour gagner de l’argent. »

« Chouette ! Et on pourra manger de la bonne nourriture ! »

« De façon limitée. Je ne veux pas payer une fortune dans la nourriture. »

« Mais bien sûr, je ne suis pas une goinfre. Et je sais qu’on n’a pas beaucoup d’argent et donc qu’il faut économiser. Allez, on y va ! »

Elle n’avait même pas laissé le temps à son maître de répondre qu’elle était déjà partie devant en direction du village qui se dressait devant eux. Ils allèrent directement dans une auberge qui faisait aussi office de restaurant. A peine entrés, une jeune femme souriante se posta devant eux.

« Bonjour ! Une table pour deux ? Ou c’est juste pour louer une chambre ? »

« Les deux… »

« Très bien ! Si vous voulez bien me suivre… »

Même pas une seconde s'écoula avant qu'elle ne reprenne la parole.

“Vous êtes venus en tourisme en famille ?”

*Elle est bien bavarde… En famille ???* “Hein ? Non…” avait commencé Sarah.

“Vous êtes bien père et fille ?”

“Bien sûr que non !” dirent en chœur Sarah et Fitz.

“Ah… ah bon ? Vous êtes frère et soeur alors ?”

“Non plus !” continuèrent à l'unisson le maître et son élève.

“Nous ne sommes pas de la même famille, je voyage juste avec mon maître suite à la demande de mes parents.”

“Je vois…” Elle semblait abasourdie.

*On ne se ressemble pas tant que ça. On a juste la peau mate tous les deux…*

Ils s'installèrent à la table qu'elle leur désigna.

“Vous pourrez réserver 2 chambres à l'accueil après le repas. Je vais le prévenir pour que ça soit plus rapide.”

“Merci.”

Elle disparut avant de réapparaitre plusieurs minutes après pour prendre leur commande.Ils prirent chacun un bol de ramen. Après leur repas, ils allèrent réserver leur chambre avant d'aller en ville pour trouver une “quête”.


*Au final, on n'en a trouvé qu'une seule : retrouver un voleur. Ce n'était pas mal payé mine de rien. Mais pas de quoi se payer un palace. Après, on a eu d'autres jobs tous différents les uns des autres. C'était agréable mais on dormait plus souvent à la belle étoile que dans un lit bien chaud.*

Elle fit une pause dans le fil de ses pensées en regardant le lapin qui s'était mis à manger la salade qu'elle lui avait passé.

*Je me demande ce que devient mon maitre. Ça fait 5 ans que je l'ai perdu et que je n'ai toujours pas de nouvelle.*


“A l'aventure, compagnons, Je suis parti vers l'horizon…” chantonnait Sarah.

“C'est la chanson que chantaient les enfants dans le dernier village ?”

“Oui. Elle est marrante.”

“Au lieu de chanter, regarde où tu vas…”

“Je ne suis plus une gamine ! J'ai 19 ans, je sais ce que je fais.”

“Il y a beaucoup de brouillard tout de même. Tu pourrais te perdre facilement. Reste près de moi.”

“Oui, oui…”

Au bout d'un moment, ils trouvèrent un petit renfoncement dans un gros rocher qui pouvait servir d'abri et s'y s'arrêtèrent. Le brouillard était trop dense pour continuer à avancer, ils ne voyaient pas à plus de quelques mètres devant eux.

“Je pense qu'on ferait mieux de camper là. Reste ici, je vais chercher du bois.”

“Ça serait peut-être mieux qu'on y aille ensemble, non ?”

“Non, garde cet endroit. Je n'en aurais pas pour longtemps.”

Et sur ces mots, il partit.

*Pas pour longtemps, hein ? La dernière fois, il m'avait laissé toute seule dans une grotte sans l'avoir inspectée auparavant pour que je m'aperçoive qu'elle était habitée par un ours. Je me suis retrouvée comme une conne perchée en haut d'un arbre. Bon, là, je ne pense pas qu'il y ait de problème…*

Un long moment passa comme ça. Sarah ne saurait dire combien de temps exactement à cause du fait qu'elle ne pouvait pas voir le soleil. Mais étant donné que la clarté commençait à diminuer, il a du passer plus d'une heure pour que le soir tombe. Elle se leva d'un mouvement brusque en s'écriant : “Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?!”

Cela eut l'effet d'effrayer un petit lapin qui partit se blottir au fond du trou.

“Oups, désolée de t'avoir fait peur.”

*Bon, ça ne sert à rien d'essayer de le chercher maintenant dans le noir. Autant dormir, peut-être qu'il sera revenu d'ici demain matin. Avant manger.*

Après un bref repas froid, elle sombra dans le sommeil, blottie dans sa couverture pour échapper au froid. Le lendemain, il restait une petite nappe de brouillard mais elle pouvait y voir plus clair. Ce n'est pas pour ça que son maître était revenu. Pas vraiment inquiète, après tout, ça fait depuis plus longtemps qu'elle qu'il voyageait, elle décida de retourner au village le plus proche. Peut-être qu'elle le retrouvera là-bas.


*Bah même pas. Je l'ai complètement perdu de vue. J'ai cherché pendant une semaine sans succès. Au final, j'ai continué mon voyage seule, peut-être que j'allais le recroiser un jour. Je me suis bien débrouillée jusqu'à maintenant… Enfin, heureusement qu'il y avait cette fille… Comment elle s'appelait déjà ? Katrine… Katri… Non. Euh…*

“Karine voilà !”

Le lapin qui était toujours là eu un sursaut devant cette exclamation avant de continuer sa salade.

*C'était un moment où j'ai encore glissé au bord d'une petite falaise… Les montagnes, il n'y a que ça là-bas. Sauf que cette fois, j'ai réussi à me rattraper au bord !*


Sarah tenait une racine à bout de bras, suspendue dans le vide. C'est à ce moment qu'une voix féminine se fit entendre et une tête apparue au-dessus :

“Ca va ? Je t'ai vu disparaitre d'un coup alors je suis accourue.”

“Sors-moi de là ! Je n'ai pas envie de mourir ! Je suis trop jeune pour ça !”

“Mais tu ne vas pas mourir, il doit y avoir même pas 2 mètres en dessous de toi. Au pire, si tu te réceptionnes comme un pied, tu te fouleras une cheville mais tu n'en mourras pas.” répondit-elle un peu étonnée.

Sarah se sentit d'un coup bien stupide. Le rouge lui monta aux joues.

“Euh, je crois que je vais sauter en bas tout compte fait.” dit-elle pour éviter de s'enfoncer plus qu'elle ne l'est déjà. Elle lâcha la racine et atterrit souplement sur le sol. Si c'était pour ne pas perdre la face, c'était raté : l'autre jeune fille enroula son fouet autour de branche d'un gros arbre en contrebas et se balança pour atterrir à côté de Sarah qui en resta bouche-bée.

“Je ne me suis pas présentée, je m'appelle Karine.”

“Sarah… Mais… mais… mais comment tu as fait ça ?!”

“Hein ? De quoi ça ?”

“Juste à l'instant pour descendre. C'était trop bien ! Je veux apprendre à faire ça aussi !” *Ca m'évitera de continuer à tomber douloureusement des falaises et autres.*

“Si tu veux. Mais je n'ai jamais appris à personne alors je ne sais pas si ça sera bien.”

“Ce n'est pas grave, je suis sûre que tu seras douée !”

“Bon, d'accord. Je vais te prêter mon fouet et tu vas essayer de le faire claquer sur le sol pour commencer. Pendant ce temps, je vais t'en fabriquer un pour toi.”

“En fabriquer un ? Mais tu as ce qu'il faut pour ça ? Et tu sais faire ça ?”

“Bien sûr. Je suis une fabricante de fouets spécialisés et faits pour le client et donc j'ai tout ce qu'il faut dans mon sac pour travailler. Montre-moi ta main.”

“Wahou… C'est drôlement classe ton travail !” s'enthousiasma-t-elle en lui tendant sa main gauche. Puis elle alla faire l'exercice, contente à l'idée d'avoir un fouet fait uniquement pour elle.


*L'entrainement n'était pas aussi facile que je le pensais mais au final, je me débrouille bien… Mais seulement pour me rattraper. A croire que je tiens à ma vie lors des chutes comme dirait Karine. Je suis trop maladroite pour m'en servir comme arme. Bah j'ai toujours mes poings et mes griffes. Je me demande ce qu'elle devient, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Toujours à vagabonder à la recherche de client. On s'est bien amusées toutes les deux.*

“Finalement, on s'est séparées à Xi'an. Je voulais aller voir les ninjas dont j'ai entendu parler et elle a préféré rester là-bas avant d'aller à l'Est je crois. Et me voilà devant Satô. Je me demande ce que va me réserver l'avenir…”

Elle se roula dans sa couverture.

“Bonne nuit petit lapin. C'était sympa d'avoir écouté mes délires.”

Elle s'endormit alors. Le lendemain, elle remballa son sac de couchage et se dirigea vers Satô. La population était plus importante qu’elle n’y paraissait.

*Maintenant que je suis là, je fais quoi ? Je ne sais même pas pourquoi je suis venue. On m’a juste dit qu’il y avait des guerriers très puissants… Des ninjas je crois. Il faudrait que j’arrête de me faire guider par ma curiosité. Bon déjà, trouver un endroit où manger et dormir. Tant que je suis ici, autant y rester quelques jours et visiter un peu. Il faudra bien que je raconte mes voyages et les lieux que j’ai visités à mon maître quand je le reverrai.*

Elle marchait dans la rue, en cherchant un hôtel quand elle entendit quelqu’un s’exclamer :

« Quel abruti ce Shiro ! »

Intriguée, elle se tourna vers cette personne qui arrivait en face et fut subjuguée par sa prestance naturelle, elle le trouvait magnifique. Malgré ses yeux bleus psychopathes et ses cheveux bleus chaotiquement punk, elle était sûre que c’était l’homme de sa vie. Elle le suivit du regard en oubliant tout ce qui se passait autour d’elle jusqu’à ce qu’une foule passe,le cachant momentanément. Mais une fois passée, il n’était plus là, il avait disparu de sa vue comme par magie. Etonnée, elle chercha partout autour d’elle sans le trouver.

« Cet homme est formidable ! Il faut que je le retrouve ! »

Elle ne fit pas attention aux regards des passants qui la prenaient sûrement pour une folle et continua son chemin décidée à tout pour le retrouver et faire sa vie avec. Elle en avait complètement oublié son maître ou le fait qu’elle n’était sensée rester que quelques jours. Déjà commencer à se renseigner sur lui…

Histoire récente

Depuis son arrivée à Satô, Sarah est parvenue à rencontrer plusieurs fois Uesugi Byakko ; cependant elle n'a pas eu la chance de le revoir depuis l'annonce officielle de sa disparition en juin 2006. La seule chose qui la retient actuellement à Satô est son emploi au restaurant Oki où elle s'est fait quelques amis.

Personnage créé et incarné par Yaone