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Table des matières
Charles Finkels
A 35 ans, Charles est un genin des plus atypiques. Fils unique d'un couple d'agriculteurs bûcherons, il a grandi à la campagne, en dehors de Satô, au milieu des champs d'hémérocalles. La plus grande joie de sa vie est d'avoir épousé la femme de ses rêves, et sa plus grande peine, celle de l'avoir perdue il y a 10 ans, assassinée par des pillards. Depuis, la seule passion de Charles est la technologie, et c'est pour apprendre à concilier celle-ci avec le chakra qu'il est entré à l'Académie des Ninjas, jusqu'à devenir genin de Satô. Mais il n'est pas près de s'arrêter là… D'une nature assez enjoué depuis son accident qui a légèrement altéré sa perception, il ne se sépare jamais de son écureuil mécanique. Bouh était un magnifique écureuil avec deux petites oreilles pointues, des petites dents acérées ainsi qu'un museau presque humide (ou pas). Charles réside actuellement chez ses beaux-parents, les Lyonard, au 8 rue des Hémérocalles, Quartier de l'Ombre à Satô. ApparenceC'est un homme assez grand et maigre. Ses cheveux noirs en pétard, associés à l'espèce de salopette trouée qu'il semblait porter (à vrai dire c'était plutôt ses vêtements qui le portaient), ajoutaient un côté négligé à son apparence. Il porte habituellement un bout de cigare allumé entre les dents et des chaussures de chantier pleine de poussière A sa ceinture, On peut voir une sorte de dévidoir de câble comme l'on voit sur les chantiers. Ce câble en acier est terminé par un crochet lui aussi en métal. Il porte généralement en plus de tout cet attirail des lunettes assez étranges, un mix entre des vieilles lunettes d'aviateur et celles d'un horloger avec plusieurs couches de verre grossissant. En regardant plus près l'individu on peut remarquer que sa salopette regorge de trésor : câbles électriques, pinces coupantes, diodes, transistors … Rangé à sa ceinture on peut remarquer une clé anglais qui contrairement au reste de son équipement est très bien entretenue. Image de référence : personnage de l'ingénieur dans le jeu Team Fortress 2. HistoirePar une belle journée d'été 1971, dans une vieille étable à l'est de Satô, naquit le seul et unique héritier de la famille Finkels. C'était une bénédiction pour cette famille d'agriculteurs-bûcherons d'avoir un fils, car c'était une force de travail non négligeable pour leur exploitation. La famille Finkels possédait une poignée de champs, une petite forêt ainsi qu'une petite maisonnette, rien de bien clinquant mais ça leur permettait d'avoir un toit et de pouvoir subvenir à leurs besoins. Bien que petite, la ferme était bien aménagée, avec une chambre pour les parents, une cuisine / salle à manger avec quelques meubles anciens bien entendu faits maisons, et une grange. Le confort était assez spartiate, mais ça convenait parfaitement à Marta et John (les parents du nouveau né) qui vivaient paisible et heureux. Leur ferme était située à l'est de Satô sur les terres argileuses d'Udvar. C'était d'ailleurs les seuls agriculteurs à avoir réussi à cultiver ces terres arides et hostiles. Bien que rattachée à l'administration de Satô, la petite famille habitait éloignée de tous les tumultes de la ville, et les voisins se comptaient sur les doigts d'une seule main. Cette zone était faite des résidus de la montagne Jem qui, à cause de pluies acides, s'érodait et venait polluer les terres avoisinantes. La richesse de la lignée Finkels résidait dans le secret de la culture d'une nouvelle variété d'hémérocalle pouvant pousser malgré la forte densité du silicate. Cette plante était non seulement très jolie mais aussi avait une forte teneur nutritive et pouvait remplacer certaines protéines, ce qui en faisait une plante rare et chère. Elle demandait tout de même une attention de chaque instant. Le premier souffle d'air parvint dans les poumons de (tiens nous n'avons pas encore donné de nom à notre héros, appelons le Charles, comme son grand-père) Charles le 23 mai. Une fête pour célébrer cette naissance eu lieu pendant 10 jours consécutifs. C'était la coutume dans les milieux les plus démunis de célébrer la naissance d'un héritier mâle qui pourrait assurer la pérennité du Nom Finkels. En ce temps là, notre petit bambin ne comprenait pas pourquoi sa naissance bouleversait à ce point la vie de ses parents. Son enfance se passa le plus naturellement du monde, il fut gâté comme tous les enfants uniques, mais dans la limite des moyens d'agriculteurs. N'ayant pas de voisin, Charles avait pris l'habitude de jouer seul. Que ce soit dans la forêt ou dans les champs d'hémérocalles en fleur, il s'amusait de choses simples comme savent le faire les enfants. Un bout de bois se transformait en épée légendaire, un petit ruisseau serpentant les terres arides de ses parents devenait un torrent infranchissable, bref, la nature était son élément. Il suivait une scolarité à la maison prodiguée par sa mère qui était une ancienne institutrice. C'était un enfant débrouillard et bricoleur grâce à son père qui avait l'habitude de tout faire chez lui, de la charpente à la mécanique. C'est à l'âge de 14 ans qu'il fut formé pour aider Jonathan en tant qu'ouvrier agricole. Il ne rechignait pas à la tâche et effectuait tous les travaux les plus durs pour soulager un peu son père qui n'était plus tout jeune. Ce qu'il préférait c'était fendre le bois, maniant la hache comme personne il passait ses journées à préparer le bois. Ils étaient heureux en ce temps là, et puis le temps passa, Charles grandit, évolua de simple ouvrier agricole à responsable de la ferme. Pour ses 18 ans se rendit à Satô, où la loi l'obligeait à se faire recenser. C'est là qu'il LA rencontra. Il vit d'abord sa longue chevelure couleur rouge feu ondulant légèrement le long de ses hanches fines. Elle était douce et légère comme le vent. Elle portait une jolie robe à fleurs jaunes, aussi jaunes que les hémérocalles en été. Il tomba sous son charme dès le premier instant. Lorsqu'elle jeta un regard vers Charles, le cœur de ce dernier ne fit qu'un tour. Ses petits yeux verts plongèrent directement au fin fond de l'âme du fermier. Ce fut le coup de foudre pour elle aussi. Elle sentait que quelque chose d'extraordinaire se passait entre eux. Elandia, c'était le prénom de sa promise, était la fille d'un riche industriel féru de technologie de pointe, on racontait même qu'il était un descendant direct d'immigrés anglyatiques. La suite, fut assez simple, première rencontre, premier baiser, plusieurs sorties, présentations aux familles respectives, demandes de fiançailles et puis finalement le mariage. Charles n'avait pas perdu de temps pour faire sa demande, mais cela ne dérangeait pas sa promise qui était, elle aussi, sûre que c'était le bon. Ce fut un mariage gigantesque, les deux familles étaient tellement heureuses qu'elles utilisèrent toutes leurs économies pour offrir au jeune couple un mariage féerique. Il se déroula sur les terres des Finkles, bien plus spacieuses que la maison de maître des parents d'Elandia. Il y avait des fleurs, beaucoup de fleurs, un lâcher de colombes, une arche de lys blancs annonçait l'heureux événement. La nourriture la plus fine et la plus goûteuse de toute la région était disposée sur les tables en séquoia sculptées par Charles. Les dames étaient vêtues de longue robes de haute couture en soie et brodées de tulle, les hommes eux portaient leur plus beaux costumes. Il y eut des rires, des pleurs, de la joie, ce fut réellement un mariage grandiose qui resterait longtemps dans les mémoires. Puis, peu à peu la vie reprit son cours, Charles et sa jeune épouse s'installèrent dans la ferme Finkels où ils vécurent des jours paisibles. Malheureusement c'est au cours de l'année 1995 que tout bascula dans la vie de Charles. Alors que le mariage avait à peine eu lieu, une terrible maladie emporta ses deux parents à un mois d'écart. La peine et le chagrin envahirent le cœur de notre agriculteur. Le sentiment d'impuissance face au mal qui les rongeait depuis un moment déjà accentuait sa peine. Il avait perdu toutes ses attaches, sa seule famille. Il ne restait qu'Elandia, sa femme adorée, son unique source de bonheur. Le poids des années et du chagrin avait métamorphosé son visage. Il était devenu dur, creusé et beaucoup plus sombre. Le deuil des parents, ces êtres tendres et chers à son coeur, qui l'avaient élevé, qui lui avaient fait découvrir la vie, était quasi insurmontable pour lui. Malheureusement le sort allait encore s'acharner sur lui, alors qu'il se remettait à peine du décès de ses parents. Par une matinée calme de 1996, alors qu'il était occupé à couper du bois derrière la maison, il entendit des voies provenant de la maison. Ni une ni deux il fonça à l'intérieur où il découvrit avec effroi 5 brigands vêtus de noir, masqués, en train de tenir en joue sa bien aimée avec ce qu'il reconnaitrait plus tard comme étant des armes à feu. Il fut impuissant une fois de plus, devant le désastre qui se tramait là. De brèves négociations eurent lieu où Charles supplia de laisser partir sa femme. Mais malheureusement le chef des brigands fit feu sur Elandia. Elle s'écroula lourdement sur le sol ensanglanté de leur petite masure. Puis plus rien, Charles ne se souvenait plus de ce qu'il s'était passé ensuite. Lorsqu'il se réveilla, il se rendit comte que le cauchemar était bien réel. Sa tendre et douce épouse venait d'être assassinée, sa ferme avait été pillée et saccagée. Cette fois ci il en était sûr, il ne pourrait jamais surmonter son chagrin. Il était inconsolable, à tel point que ses beaux-parents décidèrent de l'installer chez eux. Il était une loque, il ne s'alimentait plus, ne dormait presque pas, se repassant en boucle la scène de la mort de sa femme dans sa tête en réfléchissant à ce qu'il aurait pu faire pour éviter ça. Ce n'est qu'au bout de six mois qu'il sortit de son tourment fermement décidé à s'intéresser de plus près à la technologie, les armes à feu, la poudre … Son beau-père lui installa son propre atelier et, travaillant de concert ils se spécialisèrent dans les armes. Il passa quelques années comme ça, reclus au fin fond de son atelier, à bricoler toutes sortes de bizarreries, jusqu'au jour où il retourna dans sa ferme. Il était enfin prêt à affronter cette dure réalité qu'était celle de perdre des êtres chers à son cœur. Étrangement il souriait sur le chemin pour se rendre sur ses anciennes terres, non pas qu'il fut heureux de retrouver ce lieu, mais plus parce qu'il se disait que se lamenter sur son sort ou sourire ne changeait rien, il avait donc décidé qu'à partir de cet instant il ne cesserait de sourire pour que, même si au fond de lui il se sentait triste, son sourire et sa “joie” de vivre soient communiqués aux autres. Les champs d'hémérocalles fleuris avaient laissé place à des jachères. Petit à petit il reconstruisit sa ferme, en réparant ce qui avait été cassé. Il décida tout de même d'apporter un changement majeur en transformant l'étable, son lieu de naissance, là où il prit son premier souffle d'air, sa première lueur d'espoir, en atelier. Il avait une idée derrière la tête : Comme lui avait vu le jour dans cette pièce symbolique, sa femme aussi allait revivre de ses mains dans cet atelier. Il travaillait jour et nuit sur les plans de construction, les sources d'énergies, les matériaux à utiliser, persuadé qu'un jour il retrouverait les yeux émeraudes et le regard amoureux de sa femme. Les recherches n'avançaient pas vraiment. Il ne pouvait obtenir de l'aide de personne car ce projet avait entrainé la perte de nombreux scientifiques avant lui et maintenant tout le monde se méfiait. On pouvait entendre régulièrement dans la ferme des bruits de métaux s'entrechoquant, du bois en train de brûler, des lingots de fondre … Rien n'y faisait, il n'arrivait pas à trouver une source d'énergie suffisante pour entretenir un automate complet. Certes avec ses connaissances en électricité il parvenait à alimenter de petits mécanismes, mais il était vite limité par la puissance nécessaire. C'est à ce moment là qu'il décida de passer à la vitesse supérieure. Son beau-père lui avait enseigné les rudiments du chakra. Il savait ce que c'était, savait le malaxer, mais pas vraiment plus. Et il eut CETTE idée. L'idée qui, une nouvelle fois allait faire basculer sa vie : Utiliser du chakra pour alimenter un mécanisme physique. Il travailla donc sur un dispositif d'accumulateurs chimiques et de transformateurs qui pourrait “utiliser” du chakra pour fournir directement la puissance nécessaire pour allumer une ampoule. Certes ce n'était qu'une ampoule, mais ce genre de technologie pourrait réellement révolutionner la recherche. Après plusieurs mois de travail, le dispositif était enfin prêt. Il ne restait plus qu'à le tester. Personne n'avait jamais tenté ça avant lui, tout du moins c'est ce qu'il croyait. Il se concentra donc longuement pour sentir ses flux de chakra parcourir son corps, puis petit à petit essaya de concentrer une petite quantité dans la main, pour venir la positionner sur l'accumulateur. Il avançait petit à petit sa main, centimètre par centimètre, pour ne pas créer une impulsion trop forte … plus que quelques millimètres et …. L'explosion retentit jusque dans les murs de Satô, pourtant distants de plusieurs kilomètres. Norbère, le père d'Elandia, ressentit la secousse dans sa maison. Il comprit de suite de quoi il s'agissait. Sa tête brulée de beau-fils avait tenté l'expérience interdite. Il se hâta vers la propriété Finkels. Le paysage se métamorphosait à l'approche de l'épicentre. Les arbres et les collines verdoyantes était partiellement puis totalement carbonisés. La ferme avait été vaporisée et il ne restait à la place qu'un immense cratère au milieu duquel gisait, inerte, le corps de Charles, héritier déchu de la famille Finkels. Son corps était encore fumant. Sa peau par endroits avait totalement fondu, laissant apparaître sa chair calcinée. La peau à d'autre endroits était encore en train de “bouillir” sous l'effet de l'explosion. L'odeur de cheveux brûlés était insoutenable. Le plus effrayant était que Charles était encore en vie, les yeux écarquillées, et, posé sur ses lèvres ensanglantés, un sourire insolent. Ses oreilles bourdonnaient encore à cause de l'explosion, il vit vaguement le visage de Norbère se pencher sur lui : ” Tu n'aurais jamais dû … Ta malédiction fut la technologie, ton salut le sera aussi. ” C'était une de ces journées où, une fois levé, on savait que c'était une erreur. De toute manière, vu ses séquelles, Charles ne pouvait pas vraiment bouger. Malgré ses 6 mois de convalescence, il éprouvait encore des difficultés à sentir ses membres, alors les bouger, ça ne serait pas vraiment pour tout de suite. Il se sentait faible encore. Mais pas faible à cause de l'accident, ça c'était normal, faible à cause du dispositif qu'avait installé Norbère dans son dos. Il ne comprenait pas très bien de quoi il s'agissait encore. Il savait juste que c'était sa condition de survie. Il avait désormais, incrusté dans le dos, 4 ergots au niveau des omoplates, on aurait dit une sorte de mini-puits de forage. L'explosion avait saturé son corps de chakra, ne pouvant pas l'extraire autrement, son beau père avait installé un dispositif assez sophistiqué permettant de dériver de ses canaux habituels le chakra de l'individu sur lequel ils étaient implantés. Les mois passèrent, mais son accident n'avait pas suffi à le calmer. Il luttait chaque jour pour se mettre sur ses deux jambes, prêt à recommencer au plus vite. Petit à petit il retrouvait ses facultés physiques, mais son esprit avait été altéré par cet incident. Il avait tout le temps l'air … absent … voire désorienté. Il répétait sans arrêt que le chakra était LA solution. Heureusement, Norbère en connaissait long sur la technologie et son application avec le chakra. Bien qu'il n'eut jamais tenté une expérience aussi folle, il savait contrôler des flux pour alimenter de petits automates. Il aimait bien Charles, mais il savait que la perte de sa chère et tendre Elandia le conduirait irrémédiablement à vouloir encore et toujours la faire revivre. Il décida donc de lui enseigner tout ce qu'il avait pu réunir comme informations sur le sujet, et de lui transmettre son savoir pour éviter ce genre d'erreur. C'est ainsi qu'il lui expliqua que ce qui l'avait sauvé était en fait des condensateurs de chakra, qui, lorsque connectés à la machine adéquate, permettaient de détourner le flux du corps pour en faire une source d'alimentation. Évidemment cette technologie était encore expérimentale, mais grâce à une plus grande maîtrise du chakra et aux 4 ergots, il pourrait sûrement alimenter un automate de la taille d'un humain. Encore fallait-il le fabriquer. Il apparut clairement la route à suivre pour Charles, sa connaissance et sa maîtrise du chakra étaient encore bien trop faibles, son éveil n'avait pas eu lieu. Il prit donc la décision de se rendre à l'académie ninja qui selon lui était le meilleur endroit pour parfaire ces connaissances là. C'est ainsi que, travaillant de concert avec Norbère il cumula son poste d'étudiant à l'académie ainsi que celui d'ingénieur principal dans la société d'intégration technologique de Norbère. Il n'était pas un étudiant particulièrement doué, mais sa force de volonté inspirait le respect de ses professeurs. Après 3 ans de dur labeur, partagé entre technologie et chakra, il obtint enfin son diplôme de genin de Satô. C'est à cette occasion là que son beau-père lui dévoila le projet secret sur lequel il travaillait depuis déjà de nombreuses années : une caisse à outil contenant deux automates pouvant être directement connectés dans son dos. Il y avait un magnifique écureuil avec deux petites oreilles pointues, des petites dents acérées ainsi qu'un museau presque humide (ou pas). Il trouva à côté de l'écureuil qu'il avait déjà baptisé Bouh, une petite araignée mécanique. Sa petite taille et ses petits yeux ronds faisaient peur. Norbère mit en garde Charles sur leur utilisation : “Le dispositif que je t'ai installé après l'accident draine continuellement ton chakra, alimenter de petits automates comme ceux-ci peut devenir très fatiguant et t'empêchera probablement d'utiliser une bonne partie de ton chakra. Fais attention !” C'est sur cet avertissement que Charles partit de la maison familiale (par alliance) pour aller chercher son affectation. Il espérait secrètement obtenir un senseï très doué qui pourrait le faire progresser très rapidement. — Personnage créé et incarné par Thanahel |